Malgré l’attachement de la population à la neutralité, constitutive de l’identité nationale du pays, l’Autriche réarme. En privilégiant l’intégration dans l’Otan et la défense européenne, le pays rompt avec son héritage de médiation. Ce réarmement, financé par l’austérité sociale et climatique, ravive le débat sur le sens à donner à la neutralité. Pourtant, les syndicats restent en retrait, tiraillés entre pacifisme et défense d’emplois industriels dans un contexte économique fragile.