Cet article examine l’évolution et les défis actuels du mouvement syndical indien, en retraçant ses racines historiques et en analysant le déclin de son pouvoir de négociation dans le contexte de la libéralisation économique postérieure à 1991. L’avènement des politiques de libéralisation, de privatisation et de mondialisation en 1991 a marqué un tournant important, conduisant à un marché du travail principalement informel qui a réduit la capacité des syndicats à représenter la main-d’oeuvre diversifiée de l’Inde. La récente promulgation du Code des relations industrielles 2020 exacerbe ces défis en introduisant des dispositions qui portent atteinte aux droits des travailleurs, en particulier au droit de grève, et qui accordent des pouvoirs excessifs aux fonctionnaires d’État chargés de l’immatriculation des syndicats.