Cette recherche s’inscrit dans un contexte de réactivation, au sein de la CGT, des « questions d’orga », dans le sillage de la mobilisation contre la réforme des retraites de 2023. Confrontée à des défis multiples et persistants – limites à l’extension des grèves, progression des syndiqué·es « isolé·es », difficulté à stabiliser les adhésions (« panier percé ») – l’organisation réinterroge aujourd’hui sa capacité à structurer, intégrer et mobiliser un salariat de plus en plus fragmenté.
Dans cette perspective, cette recherche porte sur la « vie syndicale » à la CGT, une catégorie en vogue dans l’organisation pour désigner l’ensemble des pratiques de syndicalisation, d’accueil et d’intégration des adhérent·es, ainsi que d’animation démocratique des collectifs militants. Elle s’organise plus spécifiquement autour d’un double questionnement : d’une part, quels dispositifs et pratiques les structures cégétistes mettent-elles en œuvre pour recruter, intégrer et faire participer les syndiqué·es ? D’autre part, qui sont ces nouveaux et nouvelles adhérent·es et dans quelles conditions trouvent-ils et elles leur place dans l’organisation ? Le rapport éclaire ainsi les conditions dans lesquelles la CGT offre aujourd’hui des cadres d’engagement durables et adaptés aux attentes de ses nouveaux et nouvelles adhérentes.