Le premier article de ce nouveau numéro de la Chronique internationale de l’IRES porte sur la proposition de réforme du droit du travail au Portugal, « Trabalho XXI », qui a suscité une forte opposition de la part des syndicats. Elle apparaît non seulement inadaptée aux enjeux actuels du marché du travail, mais pourrait aussi annoncer un tournant dans le processus de concertation sociale dans un contexte où l’extrême droite a fortement conditionné la dynamiquedes négociations.
Le deuxième article analyse les limites de la régulation du travail de plateforme dans les services de nettoyage à domicile en Suisse à travers l’exemple d’une plateforme qui a requalifié la majorité de ses travailleuses en salariées sans pour autant que cette requalification améliore leurs conditions d’emploi. Il invite à réfléchir sur un type de régulation qui prenne en compte les spécificités de l’économie domestique et la coexistence de différents modèles de plateformisation et de précarisation du travail.
Le troisième article porte sur le réarmement de l’Autriche, son intégration dans l’Otan et dans la défense européenne alors que la neutralité est constitutive de son identité nationale depuis 1955.
Les syndicats, tiraillés entre pacifisme et défense des emplois, restent en retrait du débat et portent davantage leurs critiques sur le terrain économique et social.
Enfin, le dernier article de cette Chronique internationale de l’IRES analyse l’extrême durcissement de la politique d’immigration sous le second mandat de Donald Trump, qui s’appuie sur une augmentation sans précédent des moyens budgétaires alloués aux agences de l’immigration.
La « chasse aux sans-papiers » dans les villes dites « sanctuaires » comme Minneapolis, qui a provoqué une forte réaction citoyenne, ne saurait cependant occulter l’ampleur de la remise en cause de l’immigration légale.