Cet article examine la proposition de réforme de la législation du travail intitulée « Trabalho XXI », approuvée en Conseil des ministres en juillet 2025, et qui a conduit à une grève générale unissant les deux confédérations syndicales portugaises le 11 décembre. La pertinence d’une réforme à caractère fortement libéral est ici questionnée dans un contexte où les principaux indicateurs économiques et du marché du travail apparaissent globalement favorables. Dans ce contexte marqué par la montée rapide de l’extrême droite, la réforme acquiert une signification politique plus large. Elle révèle une logique de concertation sociale visant avant tout à conférer une légitimité politique au gouvernement plutôt qu’à réussir un pacte social qui serait effectivement appliqué dans le futur avec la participation des acteurs sociaux.