Le premier article de cette nouvelle Chronique internationale de l’IRES analyse les transformations de la relation d’emploi pour les livreurs de repas travaillant via des plateformes numériques en Chine et la mise en place par les pouvoirs publics d’un dispositif expérimental de protection contre les risques professionnels. Si ce dernier relève d’un droit souple, il pourrait servir de base à une future intiative législative comme c’est souvent le cas en Chine.
Le deuxième article porte sur la stratégie des syndicats d’industrie en Allemagne, qui, après avoir longtemps relégué au second plan les enjeux climatiques, soutiennent désormais une « transition juste », centrée sur la transformation des activités et la reconversion des emplois. Le recul récent du soutien des pouvoirs public et la montée des préoccupations d’emploi pourrait toutefois remettre en cause cette dynamique.
Le troisième article de ce numéro analyse l’impact des politiques mises en place par le gouvernement Meloni sur le monde du travail en Italie, notamment une précarisation croissante de la main-d’œuvre et une baisse des salaires réels sans précédent. Face aux réformes de libéralisation du marché du travail, à la répression des conflits sociaux et à l’exploitation accrue des travailleurs migrants, les syndicats restent divisés.
L’article suivant porte sur la place croissante du secteur privé dans l’accueil des jeunes enfants au sein de l’Union européenne. Si un cadre commun a été fixé par l’UE pour que les États membres augmentent l’offre de places, il n’a pas bouleversé l’organisation et le financement des modes de garde. Les pays qui ont choisi d’augmenter le recours au secteur privé lucratif renforcent aujourd’hui la régulation du secteur, dans un souci de qualité du service.
Enfin, le dernier article propose une comparaison des dispositifs d’accès à un départ anticipé à la retraite ou prenant en compte la pénibilité du travail dans sept pays de l’Union européenne. Il analyse les dispositifs spécifiques et non spécifiques (carrières longues, retraites à temps partiel…) visant à compenser les effets des conditions de travail sur la santé souvent débattus dans le cadre de réformes des retraites qui prévoient de repousser l’âge de départ en retraite.