Aux prises avec un grand manque de main-d'œuvre, le Québec a récemment accueilli des travailleurs étrangers temporaires (TET) comme jamais auparavant. L’article présente leur situation dans le contexte québécois et canadien, les enjeux propres à ces travailleurs comme le permis « fermé », rattaché à un seul employeur, et leur représentation par les syndicats. Il met en lumière les tensions et contradictions découlant de la notion de travail décent pour une société dont la main-d'œuvre locale a eu tendance à se tenir à l’écart des difficiles conditions de travail liées aux postes occupés majoritairement par la main-d’œuvre étrangère.