L’article examine la situation des travailleurs saisonniers étrangers en Italie, en se focalisant sur le secteur agricole où l’informalité engendre des abus parfois proches de l’esclavage moderne. Le cadre est complexe à saisir en raison de données publiques lacunaires, mais la situation actuelle semble résulter de la conjonction de fortes restrictions aux voies légales d’entrée dans le pays et d’une exploitation, y compris à travers des méthodes mafieuses, des travailleuses et travailleurs étrangers avec ou sans papiers.