L’article analyse en pratique la mise en oeuvre du droit d’expression directe (sans intermédiaire) et collective des salarié·es en entreprise. Alors que cette modalité d’expression est plébiscitée par les organisations syndicales au sein du « dialogue professionnel », nous interrogeons la manière dont les travailleurs et les travailleuses s’en saisissent concrètement. L’article s’appuie sur une enquête de terrain conduite dans trois structures aux caractéristiques variées en termes de taille et de secteur, disposant d’un accord détaillé instaurant ce droit. L’analyse met au jour des usages pluriels de ce dispositif par les personnels en entreprise et les conditions de possibilité de cette forme de participation au travail.