Article publié dans Informations sociales 2025/1 n° 213.
En 2019, plus de 20 % des salariés ont un revenu salarial annuel inférieur au niveau du smic à temps plein. Une partie des salariés n’atteignent pas non plus le smic horaire (5 %) ou mensuel (16 %). Les secteurs du soin et de l’accompagnement, du commerce et de l’hôtellerie-restauration sont les plus touchés. Ce constat va à l’encontre de l’idée selon laquelle occuper un emploi donnerait les moyens de sortir de la pauvreté. Quels facteurs expliquent ces différentes formes de sous-rémunération et quelles dispositions pourraient être prises par les pouvoirs publics pour y remédier ?
Article publié dans Informations sociales 2025/1 n° 213.
En 2021, selon l’Unicef, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté monétaire au sein des 39 pays les plus riches de l’UE et de l’OCDE. La comparaison effectuée ici entre huit pays européens corrobore ce constat inquiétant. Parmi eux, de façon notable, la France présente des taux de pauvreté et de grande pauvreté des enfants relativement élevés (de 20,1 % et 11,7 %). En outre, ces taux ont fortement augmenté dans le pays entre 2014-2015 et 2021-2022.
La recherche porte sur les évolutions récentes de l’intervention en faveur du logement des travailleurs. Pour cela, elle s’intéresse à la mise en œuvre de la réforme inscrite dans la loi 3DS (différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification) du 9 février 2022 dans le but d’améliorer l’accès au parc locatif social des « travailleurs essentiels », ainsi qu’à son articulation avec les interventions développées ces dernières années autour du « lien emploi-logement ».
Le premier volet vise à décrire les modalités de mise en œuvre de cette réforme. Celle-ci repose en grande partie sur les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) chargés de définir la notion de « travailleur...